ATTENTION ! IDÉOLOGIE MEURTRIÈRE À NOS PORTES !

Le cri d'un soldat américain après six mois de combat en Irak

 

Par Jonathan D. Zaglanski, 1er lieutenant de l'armée américaine à Bagdad

Paru dans www.FrontPageMagazine.com, http://www.frontpagemagazine.com/
le 31 Octobre 2003.

Traduit et adapté par Albert Soued, écrivain.

Je suis rentré de Bagdad après avoir servi dans l'infanterie, commandant un groupe de 26 hommes pendant près de six mois d'opérations de combat. Nous faisions partie de la 3ème division d'infanterie qui a mené la libération de l'Irak et qui a capturé la capitale. Avant l'attaque, nos chefs politiques et militaires nous ont dit que nous étions les clés de la guerre contre le terrorisme. Cependant en tant qu'Américain et Juif qui a combattu dans cette guerre, je suis arrivé à la conclusion que nous n'étions pas seulement en train de combattre la terreur, mais que nous étions plutôt engagés dans une lutte contre quelque chose de plus essentiel.

À peine arrivés à la lisière de la capitale, en ce jour fatidique du 9 avril, il était devenu évident que l'armée Irakienne n'allait pas se battre pour Bagdad. L'appareil militaire américain a été surpris devant le manque de résistance et il n'était nullement préparé pour assurer une transition et reconstruire le pays aussi vite. Ainsi les commandants ont assigné à chaque chef de régiment et à moi-même la supervision d'un secteur de la capitale. L'espace sous mon contrôle avait à peine 25 km2 au nord-ouest de Bagdad, avec en gros 3 000 citoyens, pour la plupart des Musulmans shiites. Ma responsabilité au départ était de trouver les armes conventionnelles et les munitions, d'arrêter les pilleurs, d'identifier les lignes électriques détruites et de restaurer l'ordre dans le voisinage par des patrouilles de jour comme de nuit. C'était une tâche extrêmement difficile, qui m'a donné l'occasion de rencontrer beaucoup d'Irakiens, durant une période d'instabilité.

Lors de nos patrouilles en ville, j'ai été amené à avoir des conversations d'ordre politique avec des Irakiens dits modérés, laïcs et éduqués. Les sujets qui commençaient avec la guerre en cours allaient inéluctablement vers Israël et les Juifs et les relations avec les Etats-Unis. À ma grande surprise, la plupart de ces braves gens tenaient des propos incohérents et avaient des idées préconçues et peu rationnelles sur le monde tel que nous le percevons. Ainsi par exemple, la plupart d'entre eux pourraient jurer qu'Ariel Sharon aurait « fait pression » sur le président Bush pour aller en guerre, que Saddam Hussein était un agent de la CIA qui aurait été mis là pour permettre aux forces américaines de s'emparer des puits de pétrole irakiens et pour appauvrir le pays ! Ils étaient de plus convaincus que la CIA était une organisation contrôlée par le Mossad et que des sionistes puissants dominaient le jeu politique à Washington! En fait, il semblerait que beaucoup d'Arabes de par le monde partagent ces absurdités. Ces idées sont le résultat d'années de lavage de cerveau intense prodigué par le système scolaire, les médias et les chefs religieux et politiques. Et ces idées transforment de braves gens intelligents et éduqués en des pirates qui s'emparent d'avions civils et les projettent contre des tours et en des bombes homicides qui anéantissent nombre de vies humaines partout dans le monde.

Nous ne sommes pas en guerre contre le terrorisme seulement, il s'agit ici d'idées, d'idéologie, fruit d'un dérangement mental collectif. Ce mal a infecté l'esprit de millions d'Arabes, et maintenant de musulmans, en les amenant à croire qu'en détruisant l'Ennemi - le Juif, l'état Juif d'Israël et le grand Satan, son protecteur - le passé arabe de gloire et d'orgueil serait restauré. Cette nouvelle schizophrénie s'étend lentement et insidieusement, et elle risque de plonger le monde entier dans une nouvelle guerre mondiale.

Dans les années 30, un mal similaire a précipité le monde dans la 2ème guerre mondiale. Ce mal venait d'infecter des millions d'Allemands en leur faisant croire qu'en éliminant les Juifs et en conquérant les nations non aryennes, leur pays pourrait atteindre une gloire et une liberté illimitées. Il était heureux que l'Amérique ait réussi à rameuter tous ses alliés, à rassembler toutes les ressources, les énergies et surtout qu'elle ait eu la détermination pour venir à bout de ce mal allemand et à l'éradiquer.

Mais à l'opposé des Allemands de la dernière guerre, les Arabes mènent un combat (jihad) multidimensionnel contre les Etats-Unis et Israël.

D'abord les pays arabes utilisent les Nations-Unies comme un outil médiatique puissant pour discréditer ces deux pays sur le plan international.

Ensuite, les pays arabes producteurs de pétrole ont tendance à faire un chantage à la pénurie de pétrole ou à la fermeture des marchés arabes pour amener l'Occident à adopter une politique étrangère hostile à l'état israélien et à son boycott.

Puis les gouvernements arabes se sont organisés pour que leurs jeunes enfants soient élevés dans l'antisémitisme et l'antiaméricanisme et nourris de clichés, de slogans et d'images dans ce sens, les transformant petit à petit en une source intarissable de futurs terroristes.

De même les relations publiques arabes ainsi que leurs médias n'ont aucune honte ni aucun scrupule à mentir et à diffuser des contre-vérités, que les médias Occidentaux s'empressent de prendre pour argent comptant, transférant les sentiments antisémites et anti-israéliens à leur opinion locale (1).

Enfin, les états arabes font la promotion, financent et abritent ou tolèrent les activités et les organisations de terreur.

Malheureusement, la plupart des Américains et des Israéliens pensent que nous sommes en guerre contre le terrorisme seulement. Alors nous concentrons nos efforts et notre attention contre les actes de terreur. Nous jouons à l'autruche, et puis l'arbre cache la forêt. Pire encore, nous déployons nos troupes et notre équipement là où l'ennemi nous attend, en nous tendant des pièges de guerrilla. La terreur est l'un des nombreux moyens utilisés par nos ennemis et nous ne voulons pas le comprendre. Aujourd'hui tout citoyen Américain et tout Juif où qu'ils soient sont des victimes potentielles d'un combat tout azimuth.

Une attaque ce n'est plus seulement au bazooka ou à la grenade ou au cocktail molotov ; un article haineux ou négationniste dans le New York Times ou dans le Monde est une bombe à retardement contre la communauté juive ou américaine.

Il faut se battre dès maintenant. Chacun de nous a la capacité de réagir et de contribuer à l'effort d'une guerre pernicieuse qui a été déclarée contre le monde libre. On n'est pas tous obligés de porter des armes ou de patrouiller dans les rues de Bagdad par 45° à l'ombre.

On peut riposter avec son ordinateur, son portable, son temps ou son argent, et avec la voix. Le mutisme ou l'inaction ne sont pas des alternatives. De toutes manières si nous choisissons la voix du silence et de la neutralité, nos ennemis apporteront ce combat idéologique à notre porte, comme ils l'ont déjà fait le 11/9/01 à New York et qu'ils le font tous les jours en Irak, en Israël et ailleurs. Nous avons souvent payé le prix du sang pour notre passivité et notre refus de nous battre.

Je pense sincèrement qu'il est grand temps de se lever pour crier « non ! plus jamais çà ! »

Que Dieu nous aide !

 

(1) Note du traducteur : les médias viennent de publier un sondage européen où Israël et les États-Unis sont perçus par l'homme de la rue comme les premiers fauteurs de guerre.

Retour